La base de l’alimentation
Les habitats pourvus d’une végétation florissante sont un réel garde-manger pour l’avifaune. Ils sont une source de nourriture pour les espèces herbivores, frugivores et granivores en plus d’abriter une grande variété d’insectes, de petits mammifères, d’amphibiens et mêmes de poissons qui font partie de l’alimentation de certaines autres espèces d’oiseaux.
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OIES DES NEIGES S’ALIMENTANT DANS UN MARAIS LITTORAL
© Marilyn Labrecque
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Parmi les nombreuses espèces floristiques que l’on retrouve dans les ZICO, le scirpe d’Amérique, une plante des marais qui pousse sur les rives du fleuve St-Laurent, joue un rôle important dans l’alimentation des oies des neiges. En effet, au printemps et à l’automne, les marais à scirpe accueillent de grands attroupements d’oies des neiges qui viennent se nourrir des rhizomes de cette plante afin de refaire leurs réserves énergétiques avant de reprendre leur long voyage.
Le camouflage par le couvert végétal
Le butor d’Amérique fréquente les ZICO caractérisées par des zones humides d’eau douce où la végétation émergeante est abondante. Cet habitat lui offre un camouflage idéal puisqu’il lui permet de se dissimuler parmi les roseaux tout en patrouillant discrètement les environs à la recherche d’un gros invertébré, d’un poisson ou d’une grenouille à se mettre sous le bec. À l’inverse de la plupart des autres hérons qui s’envolent en cas de danger, le butor s’immobilise, s’étire le cou vers le haut, pointe le bec vers le ciel et oscille lentement de droite à gauche pour imiter l’ondulation des roseaux.
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BUTOR D’AMÉRIQUE DANS SON HABITAT DE PRÉDILECTION
© Québec couleur nature 2006, Patrick Lalonde
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Le support de la nidification
La végétation procure aux oiseaux les matériaux et le support nécessaire pour la confection de leurs nids. Par exemple, les arbres morts ou « chicots » constituent des structures recherchées par plusieurs espèces d’oiseaux. De nombreux oiseaux exploitent les cavités des arbres pour y installer leur nid, pondre leurs œufs et élever leurs petits à l’abri des prédateurs. Ainsi, même une fois morts, les arbres font le bonheur des pics, mésanges, sitelles, canards arboricoles, hiboux, etc.
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PICS FLAMBOYANTS
© Québec couleur nature 2006, Luc Farrell
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Un tapis vert pour lutter contre l’érosion
Le couvert végétal permet de limiter l’érosion côtière en stabilisant les berges par son développement racinaire et en retenant les sédiments apportés par les vents et les courants. L’élyme des sables et l’ammophile à ligule courte, deux plantes de bord de mer que l’on rencontre dans plusieurs ZICO de l’Est du Québec, sont de très bons exemples d’espèces anti-érosion. Leurs réseaux racinaires forts développés stabilisent les sols soumis à l’action érosive des vents.
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L’AMMOPHILLE À LIGULE COURTE STABILISE LES BERGES
© Anne-Marie Turgeon |
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Les ZICO abritent aussi des espèces végétales rares
Les ZICO abritent plusieurs espèces végétales ayant un statut précaire au Québec. En effet, qu’il s’agisse d’espèces désignées menacées, vulnérables, ou susceptibles de le devenir, plusieurs occurrences sont identifiées dans les ZICO de la province. Par exemple, la cicutaire maculée de Victorin, une espèce désignée menacée au Québec, est présente dans 4 ZICO de la région de Chaudière-Appalaches.
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CICUTAIRE MACULEE DE VICTORIN
© Francis Boudreau
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Le maintien des populations aviaires ne peut se faire sans la protection de l’intégrité biologique et de la diversité des espèces. Les actions de conservation réalisées à l’échelle locale doivent donc tenir compte de l’ensemble des composantes de l’habitat. La présence d’espèces floristiques rares dans les ZICO accentue l’importance de déployer des efforts pour assurer la pérénnité de la biodiversité du Québec.
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